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Infos pratiques

Mairie de Batz-sur-Mer

Maire : Danielle RIVAL
34 rue Jean XXIII
44 740 Batz-sur-Mer
Tél. 02 40 23 92 25
Fax. 02 40 23 77 44
Email : Cliquez ici pour nous contacter
Horaires d'ouverture :
Du lundi au vendredi : de 8h45 à 12h et de 13h45 à 17h
Le samedi : de 9h à 12h
Vente aux enchères

Les marais salants

La création des marais de Guérande est située aux alentours du IXème siècle. A la fin du XVème siècle, les salines (installations dédiées à la fabrication du sel) existaient telles que nous les voyons aujourd’hui. La technique est quant à elle antérieure au IXème siècle et apparaît probablement entre la fin de l’indépendance gauloise ou la conquête de César et les Invasions Barbares du IVème siècle après J.C. Jusqu’au début du siècle, les marais s’étendaient encore jusqu’au Nord de Pornichet.

Aux beaux jours, le paludier récolte le sel selon des techniques ancestrales maîtrisées après de longues années de pratique. De nombreux Batziens exercent ce métier sur les 459 hectares de marais salants que compte la ville. Les étiers, sortes de bras de mer, alimentent les marais en eau de mer qui pénètre à marée haute (ex. le Port du Pouliguen est l’entrée d’un étier). Une digue bordant le fond du traict protège les marais contre les tempêtes et les très fortes marées. Pour obtenir du sel, il faut que l’eau s’évapore et, pour cela, qu’elle circule et qu’elle chauffe. En premier lieu, l’eau arrive dans une vasière, qui est propriété collective, où les impuretés se déposent : l’eau y commence sa décantation. Tout un système de vannes, basé sur la différence de niveau des divers bassins, règle la circulation de l’eau dans les marais. De la vasière, l’eau passe dans le gobier, second bassin de décantation. Elle atteint ensuite les fards puis l’aderne où l’épuration de l’eau s’achève et où la concentration commence. En dernier lieu elle arrive à l’oeillet, dernier bassin au plan géométrique, où s’opère la cristallisation. L’action du vent et celle de la chaleur sont importantes et nécessaires. L’eau de mer qui contient environ 2,5 à 3% de sel arrive dans l’oeillet saturée à 27%. On comprend que la récolte ne peut se faire que l’été et par temps sec. La grosseur des cristaux dépend du temps et du vent. Le sel fin apparaît à la surface de l’eau en plaques blanches et brillantes : c’est la fameuse fleur de sel à odeur de violette qui est retirée en premier lieu à l’aide d’une planche légère, une lousse, et le plus souvent par les femmes. Ensuite le sel gris est raclé à l’aide d’un las, long râteau de bois manié avec adresse par le paludier, qui entasse sa récolte sur la ladure en bordure du marais pour qu’elle s’égoutte. Au bout de quelques heures, on transporte le sel sur une plate-forme, le trémet. Il est enfin entreposé dans des magasins à sel nommés salorges. La récolte du sel dure en général de mi-juin à fin septembre. Mais pendant l’hiver, le paludier entretient longuement ses marais afin de préparer au mieux sa saison.